Carnet de voyages dans les Halles, partie 3 !

Les Halles : détours vers le passé
(31 mai – 27 août 2016)

Carnet de voyage dans les Halles : les détours de Guillaume Essaillon

Du 3 mai au 9 juillet 2016, la médiathèque de la Canopée – la fontaine a proposé aux amoureux du quartier des halles et de l’histoire, de suivre les aventures du tailleur de pierre Guillaume Essaillon, à travers le temps.

Au fil de ses pérégrinations, il nous a fait découvrir en images, la vie quotidienne aux halles, les grands changements et les petites évolutions, les bruits, les ambiances, les petits métiers et les difficultés du quotidien, du Moyen-âge à l’inauguration de la Canopée.

Suite et fin des aventures dans cette dernière partie.
Si vous n’avez pas suivit le fil, voici la première partie, et la deuxième.

QUIZZAKO -Début du 21e siècle – jour 44

Je ne choisis pas ou j’atterris ! Une opération à cœur ouvert aux Halles ? Mais non ! 🙂 Quel est ce lieu insolite des halles Baltard ?

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© Photographie issue du fonds de la Bibliothèque historique de la ville de Paris.

Avril 1925 – jour 45

Aujourd’hui c’est la compét’ dans tout le quartier des Halles. Les « forts » s’affrontent. Comprenez, les manutentionnaires aux gros bras qui soulèvent des dizaines de kilos de marchandises tous les matins, pour alimenter le marché. Franchement, ces hommes sont de vraies forces de la nature. Le concours est aussi ouvert aux femmes apparemment. Un homme trapu se présente en premier : c’est Paul Granier. Ici, tout le monde connaît son nom. Lorsqu’il se présente sur l’estrade, l’animateur annonce : « L’homme le plus fort du monde » ! Il faut dire qu’il a réussi à porter une voiture Ford sur son dos l’année dernière. Une voiture ! Et j’entendais dans la foule qu’il se prépare pour une démonstration devant le roi Albert 1er à Bruxelles. Devinez combien de kilos il tentera de porter? 622 kilos. Impres-sionnant !

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Recueil iconographique. Types des Halles. « Les Insignes de la corporation des Forts ». Coupure de presse. 1902. Bibliothèque historique de la Ville de Paris.

Mars 1928 – jour 46

Fraichement débarqué dans la pénombre et sous une pluie battante au milieu de caisses et sacs de toiles, je me trouve nez à nez avec un train fumant et rugissant… Au milieu du marché ! Voyant mon air ahuri, un vieux porteur de caisse en marcel, bâti comme un taureau, m’apostrophe d’un ton bourru : « Tu es pas du patelin, toi ! C’est l’arpajonnais mon gars ! ». En début de nuit, un train de 10 wagons entre dans Paris en provenance d’arpajon, en utilisant les voies du tramway, convoyant les fruits et les légumes des agriculteurs de grande banlieue. J’apprendrai plus tard en me documentant que les forts des halles sont sans doute à l’origine de l’invention du célèbre maillot sans manche chaud et léger pour ne pas entraver les mouvements.

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« La France travaille. » Marchés. Arrivée des marchandises, train d’Arpajon. Paris, Les Halles (1er arr.). 1931-1934. Photographie de François Kollar (1904-1979). Paris, Bibliothèque Forney.

© François Kollar / Bibliothèque Forney / Roger-Viollet

QUIZZAKO – 1935 – jour 47

Concentration extrême pour ce monsieur à casquette ! Mais que fait-il ?

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Solution : Ce monsieur est un mireur d’œufs, chargé de vérifier leur qualité avant la vente ! Petit métier d’hier comme il en existait beaucoup.

Recueil iconographique. Types des Halles. Coupure de presse. Paris (Ier arr.), 1935. Bibliothèque historique de la Ville de Paris. © BHVP / Roger-Viollet

Octobre 1940 – jour 48

En temps normal, le grand marché de gros et demi-gros bat son plein entre 21h et 8h le matin. Les achats cessent au bruit de la cloche en début de matinée et laissent place au petit noir du zinc, où à la soupe à l’oignon et au ballon de rouge pour les plus téméraires. Au cours des quelques balades que j’ai faites en journée dans les rues du quartier, j’ai pu mesurer combien un calme presque provincial s’installait et succédait à la tempête des cris, des injonctions, du brouhaha légendaire des marchands et vendeuses des pavillons. Mais aujourd’hui, en ces temps de guerre, je suis étonné de voir le marché fonctionner sur les coups de midi. Le Petit parisien expliquait hier matin que pour approvisionner plus facilement la capitale, les autorités ont autorisé ces nouveaux horaires afin de répartir les arrivages sur l’ensemble de la journée. Les parisiens et les banlieusards ont faim et pourtant l’activité ne cesse guère dans le centre de paris.5

Février 1947 – jour 49

Après un si long voyage, la faim commence à me travailler l’estomac et le bistrot sur ma droite dégage des odeurs très agréables. Dès mon entrée, un homme vient à ma rencontre : « Bonjour, je suis Clément Blanc, fondateur du Pied de Cochon, par ici et prenez place aussi longtemps que vous le souhaitez car nous sommes ouverts 24 heures sur 24 ! ». Il m’installe sur une immense banquette de cuir rouge où s’assiéront notamment Maria Callas, Gilbert Bécaud, ou encore Joséphine Baker. Ambiance bistrot pour ce haut lieu parisien, avec nappes à carreaux et miroirs ! Une légende veut que le restaurant « Au pied de cochon » ne possède pas de serrure. Inutile en effet quand on ne ferme jamais ses portes ! 🙂

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Recueil iconographique. Vie des Halles. « Les Halles centrales ouvertes l’après-midi ». Coupure de presse. Paris (Ier arr.), 22 octobre 1940. @Bibliothèque historique de la Ville de Paris. © BHVP / Roger-Viollet.

Juillet 1952 – jour 50

Le soir tombe doucement en ce chaud mois de juillet 1952. Adossé à la devanture du père tranquille, célèbre bistrot du quartier, je m’en grille une petite, je vois alors passer devant moi à vive allure, un jeune homme trapu à casquette, la barbe hirsute. En hurlant, il demande aux charrettes et à la foule des commis, de s’écarter du chemin. Derrière lui un camion poussif se taille tant bien que mal un passage dans la cohue, crachant sa fumée noire. Le vieux robert, un pilier du zinc, m’explique que le jeune homme est ce qu’on appelle un poisson pilote. Il gagne quelques sous en guidant les camions a travers le marché parmi les pyramides de choux fleurs, les cageots de légumes empilés, et, déjà, les filles qui attendent le client au milieu des étals.

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Février 1969 – jour 51

En lisant le journal tout à l’heure, je suis tombé sur un article qui expliquait que la municipalité à peur d’une invasion de rats affamés au moment où les halles vont être déménagées à Rungis. Il est prévu de mobiliser 150 spécialistes et d’utiliser 10 tonnes de produits chimiques afin de leur régler leur compte! La concierge d’un immeuble du quartier m’a fait beaucoup rire : elle a décidé de nourrir le chat errant de l’immeuble pour qu’il y élise domicile ! On ne sait jamais… Du travail en perspective pour monsieur matou ! Nous ne sommes pas loin du délire collectif ! 🙂

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Le Figaro. « Le déménagement des Halles   bataille de grande envergure contre les rats ». Coupure de presse. 26 février 1969. Bibliothèque historique de la Ville de Paris. © BHVP / Roger-Viollet.. Dalmas – Reproduction : BHVP / Parisienne de photographie.

QUIZZAKO – jour 52

Nous sommes au milieu des années 60, nom de code « opération Neptune »… Ça vous dit quelque chose ? 🙂

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Solution : Devant des dizaines de milliers de parisiens, après un défilé et un spectacle de variétés, les poissonniers et mareyeurs de Paris ont présenté leur produits au cours d’un gigantesque buffet offert aux amateur.

Mai 1971 – jour 53

Le cœur de Paris à l’allure d’un champ de bataille ! Les énormes pinces coupantes des bulldozers plient avec difficultés les solides pavillons de fer et de fonte pour les jeter au sol. Le centre de Paris navigue dans un épais brouillard de poussière blanche. Les verrières brisées s’effondrent. Quel bruit ! Les silhouettes familières des édifices de Baltard avaient pourtant trouvé une reconversion provisoire dans le domaine culturel et ludique! Les habitants du quartier et les badauds curieux, oscillent entre choc, curiosité et indignation. Certains parlent de gâchis. C’est la fin d’une époque !

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Démolition des Halles. Paris (Ier arr.), 1971-1973. © Roger-Viollet.

Mai 1972 – jour 54

Me revoilà. La démolition des Halles bat son plein et les pavillons se font de plus en plus rares. Fasciné par ce chantier, je longe ses longues palissades, curieux d’apercevoir des ouvriers au travail. Je tombe soudain sur une silhouette, puis deux ombres fantomatiques. Il me faut quelques secondes pour réaliser : je viens de tomber sur des « Éphémères », formes peintes à la bombe par l’artiste Gérard Zlotykamien, un des précurseurs du street art. Elles évoquent les ombres humaines imprimées sur les murs suite à l’explosion d’Hiroshima. Mais, ne serait-ce pas lui, passant devant moi, échelle et bombe à la main ?

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Chantier des Halles dit « Trou des Halles », Paris, 1972  © Gérard Zlotykamien

Septembre 1973 – jour 55

Mon père m’avait parlé du fameux « trou des Halles », mais le chantier dépasse tout ce que j’avais pu imaginer. Cette fosse au cœur de la ville est vraiment gigantesque. On se croirait sur la lune, s’il n’y avait ce lac d’eau de pluie en contrebas! Au fond, les bulldozers charrient des tonnes de sable et de gravas. La fontaine des innocents, perchée sur des poutrelles métalliques et emballée comme un cadeau de Noël dans un sarcophage de taule et l’église Saint-Eustache dominent la situation et restent comme des points de repère dans ce paysage bouleversé.

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© Bibliothèque de la Cité de l’architecture et du patrimoine.

Eté 1974 – jour 56

De nouveau dans le passé, j’en profite pour aller voir l’avancée du chantier du trou des Halles. Quelle ne fut pas ma surprise, arrivé sur les lieux, d’y distinguer ce que je crois être des cow-boys et des indiens ! Les époque se seraient-elles mélangées ? Tout d’un coup un cri me fait sortir de ma rêverie. « Ca tourne ! ». Je comprends mieux maintenant. Marco Ferreri y tourne son nouveau film : « Touche pas à la femme blanche ! ». Un western en plein cœur de Paris ? Bel anachronisme et belle animation !

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Scénario : Marco Ferreri, Rafael Azcona. Directeur de la photographie : Étienne Becker. Musique de Philippe Sarde. Production : Laser Film, Mara Films.

Juin 1981 – Jour 58

Oh que non, la Langue des Signes n’est pas éteinte ! Cela fait un siècle que le Congrès de Milan (1880) leur a interdit de signer en favorisant la méthode orale et en proscrivant la langue des signes, mais depuis l’inauguration des Halles, de plus en plus de sourds se retrouvent sur la place Carrée. Ils ne veulent plus avoir honte d’être sourds, et commencent à discuter librement en LSF. Nous sommes en train de vivre un vrai « réveil Sourd », depuis la création de l’International Visual Theatre (IVT) à Vincennes !

Octobre 1980 – jour 57

Le forum attire de plus en plus de monde et j’aimerais bien prendre un peu l’air. J’emprunte un escalator et me dirige vers la rue Pierre-Lescot. Une musique que je connais me fait bifurquer sur la droite. Arrivé à la Fontaine des Innocents, deux groupes de danseurs se défient sur du rap « old school ». De chaque côté, le public encourage les breakers. Je m’avance et regarde, fasciné, ces danseurs enchaîner des figures toujours plus folles sur le sol froid de la place.

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©Yodhi Omori « Breakdance aux Halles ».

Septembre 1987 – jour 59

Après une courte pause sur l’esplanade du Centre Pompidou, je continue ma promenade dans le quartier sans aucun but précis. A l’angle des rues Saint-Merri et Saint-Martin, trois personnes s’affairent devant une palissade. Munis de pinceaux, je comprends qu’il s’agit d’artistes et engage la conversation. Ce collectif, nommé « Vive la Peinture » (VLP), est en train de réaliser une fresque et ce sans aucune autorisation ! Ils me parlent du rock, de la peinture en tant que performance, des catacombes… Une rencontre inattendue et riche à l’image du quartier ! Je suis sûr qu’ils existent encore en 2016.

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Photo ©Yves Clavel, 1987.

Mai 1990 – jour 60

Je me balade dans le nouveau forum des Halles un peu perdu dans l’immensité de la nouvelle structure. En quelques semaines, je viens de voir tellement d’époques et de mondes différents se succéder que j’en ai le tournis. Le forum et ses alentours sont désormais méconnaissables. J’émerge au niveau des pavillons Willerval et tombe sur la bibliothèque jeunesse La fontaine… J’ai connu cette petite bibliothèque familiale et chaleureuse quand j’étais enfant. Ma madeleine de Proust à moi ! Je décide de pousser les portes du lieu…

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Bibliothèque la fontaine © Mairie de Paris.

Novembre 1990 – jour 61

De passage rue du jour, je longe une galerie d’art et m’arrête, curieux. Il s’agit de la Galerie du jour – agnès b. qui propose, à ce moment-là, la première exposition de graffiti français ! Je n’hésite pas à y entrer et j’y découvre des toiles de JonOne, des BBC ou de Ash, célèbres pionniers du graffiti.

On m’explique que quelques toiles sont déjà vendues, dont la première de JonOne pour 10 000 francs ! Une somme énorme pour l’époque pour un artiste qui finira par recevoir la légion d’honneur en 2015. Le débat sur le caractère vandale du graffiti s’avère toujours d’actualité !

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Photos © Yoshi Omori.

Mars 1993 – jour 62

Devant le cinéma des Halles, une longue file d’attente ! C’est la projection du film « Le pays des sourds » de Nicolas Philibert, qui met en lumière le monde des Sourds, leurs vies, leur langue et leur culture ! Peut-on espérer que les Entendants curieux, qui vont voir ce film regarderont désormais les sourds différemment… ?

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Mai 2011 – jour 63

Pour la deuxième fois, j’assiste au remodelage du quartier. Depuis quelques jours, grues et marteaux piqueurs démontent pièce par pièce les bâtiments des parapluies Willerval. Ces ombrelles de fer, de verre et de miroirs qui ont symbolisé les halles pendant 30 ans, disparaissent dans une indifférence quasi générale. Il faut dire qu’ils n’ont jamais trouvé leur place dans le paysage. Le parti pris n’était pas complètement assumé, les matériaux pauvres et fragiles n’ont jamais séduit les parisiens. Alors les ouvriers dépiautent le site morceau par morceau pour faire place au nouveau projet, celui de la Canopée.

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Démolition des Halles Willerval © Crédit photo : médiathèque de la Canopée – la fontaine

Février 2013 – jour 64

Devant Saint-Eustache, une grande grue s’installe. C’est en fait pour déplacer la statue monu-mentale d’Henri Miller, en grès de Bourgogne. Vous n’avez pas pu la rater vu sa taille ! Un ouvrier m’apprend que l’Écoute va être déplacée de quelques mètres, durant deux nuits. L’opération ne peut pas se faire de jour à cause du poids de l’œuvre : 65 tonnes ! Trop dangereux d’exercer un tel poids sur le sol en journée, alors que des voitures passent en-dessous. Là, tout est fermé pour l’occasion. La sculpture s’installera donc sur la nouvelle place René Cassin. Désormais, elle veillera sur l’église !

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© SemPariSeine – F. Badaire Photographe

Octobre 2013 – jour 65

Je me rapproche du présent à nouveau. Les pavillons Willerval détruits, le chantier de la Canopée peut commencer. Une plateforme d’observation bien pratique permet de se faire une idée de l’ampleur qui sera prise par ces bâtiments qui recouvriront l’ancien trou des Halles. Sur la plateforme, quelques images d’architecte permettent d’imaginer ce que sera la future Canopée et le jardin autour. Pour le moment, la Canopée ressemble à un gigantesque Meccano mais chacun y va de son avis et de son petit commentaire, parfois tranché, sur la forme, la couleur, le regret des pavillons Baltard, l’envie d’attendre que la Canopée soit achevée pour se faire une idée ou l’impatience d’avoir quelque chose de neuf et moderne dans le quartier. Ce qui est sûr, c’est que ce bâtiment ne laissera personne indifférent !

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5 avril 2016 – jour 66

Il y a de l’animation aujourd’hui, c’est l’inauguration de la Canopée par la Maire de Paris. J’arrive pile au moment du feu d’artifice qui a lieu sous l’immense toit de verre. La foule se presse pour découvrir ce nouvel ensemble commercial et culturel tant attendu. En suivant le mouvement je me retrouve devant un buffet bien garni, je prends le temps de déguster une coupe de champagne devant l’entrée de « La Place », le centre culturel hip hop qui ouvrira ses portes en septembre prochain. L’ambiance est très sympathique, je continue vers le fond de la coursive et entre dans la médiathèque. Je suis agréablement surpris, l’ambiance est bien plus chaleureuse et conviviale que ce à quoi je m’attendais. Les bibliothécaires sont souriants et accueillants, l’un d’eux me conseille d’aller admirer la vue « côté jardin ». Effectivement je ne suis pas déçu, la vue sur Saint Eustache est imprenable… d’autant plus si on est confortablement installé dans le hamac mis à notre disposition. Je retrouverai bientôt mon chantier… je suis revenu à mon point de départ !

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Crédit photo : médiathèque de la Canopée la fontaine.

Terminus la Canopée

Voilà, le voyage dans le temps de Guillaume Essaillon est terminé.

Son histoire fut écrite par l’équipe de la Médiathèque de la Canopée la fontaine notamment Christophe, Cyrille, Pierre-Marie, Vladimir, Romain, Ludovic, Capucine, Rémi, Pierre. Nous espérons qu’elle vous aura plu… En tout cas nous avons pris beaucoup de plaisir à l’écrire et à la concevoir !

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Vous pouvez retrouver tous les livres sur l’histoire des Halles à la médiathèque. Nous avons également recensé de nombreuses images sur les Halles dans nos tableaux sur Pinterest https://fr.pinterest.com/bibliothequecan/

Merci également à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, à Laurence Fouqueray de la Direction des affaires culturelles de la Ville de Paris, au Musée Carnavalet – Histoire de Paris, à la Bibliothèque de la Cité de l’architecture et du patrimoine, à la Parisienne de Photographie et à Paris Bibliothèques.

A bientôt !

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