Guestblogging : test de l’imprimante 3D da Vinci 1.0A par la médiathèque de Châtillon !

Cet article sur notre blog fait suite à ce lui de Cyrille Jaouan sur son test de la Dagoma discovery200.  Merci à Nicolas de la Mediatheque de Chatillon,  vous pouvez les retrouver sur twitter et sur facebook.
Bonne lecture.

 

La médiathèque de Châtillon (92320) se met à l’impression 3D !

L’imprimante 3D à proprement parlé

Lorsque j’ai proposé, avec force arguments, que l’on fasse l’acquisition d’une imprimante 3D et d’un scanner, et que l’on m’a donné le feu vert, au tout début, j’avoue que je n’y ai pas vraiment cru.

J’avais déjà regardé à droite et à gauche différents modèles avec un petit « cahier des charges » en tête. Les modèles en kit, ceux montés, les français, ceux qui ne le sont pas, ceux qui fonctionnent avec du PLA (filament biodégradable)…

N’étant pas un gros bricoleur, la version « en kit » ne me parlait pas, d’autant pas que l’expérience qu’en avait fait d’autres collègues (pour ne citer que Cyrille Jaouan, bibliothécaire à Paris) ne me semblait pas très attrayante (difficultés de montage). Je me suis donc dirigé vers une version « montée », la da Vinci 1.0A de XYZprinting.

A la réception, j’ai été étonné par la taille du colis, assez importante (80x80x80cm).

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Je n’avais pas le souvenir que l’imprimante que j’avais sélectionnée était elle-même déjà d’une bonne taille : 50cm3.

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Je déballe avec soin et j’extrais l’imprimante de son carton et autres emballages polystyrène.

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La découverte des accessoires : la cassette renfermant la bobine de filament (offerte, bonne surprise ! – chaque future bobine devra être insérée dans cette cassette), le logiciel de slicing, le cordon USB 3, les petits pics en métal pour déboucher la buse, la broche en métal pour nettoyer la buse en fin d’impression et… le tube de colle (!) qui nous servira (si, si ! même essentiel) à faire adhérer le sujet au plateau de chauffe.

Pour varier les filaments et accéder à du filament bon marché (la bobine propriétaire coûte dans les 35€ le kilo), il suffira d’identifier le diamètre de la bobine (1.75mm en ce qui nous concerne), de trouver le filament de son choix en ligne (plusieurs sites prennent même les mandats administratifs) et de l’insérer dans ladite cassette.

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L’imprimante 3D une fois déballée et toutes les protections retirées

La première étape sensible consiste à bien retirer toutes les protections à l’intérieur de la machine. En oublier une seule, reviendrait à abîmer l’imprimante sans doute irrémédiablement (en tout cas, c’est ce que je me dis, sans me mettre la pression 🙂 ). D’après le schéma, un peu sommaire, j’arrive à m’assurer que tout est ok.

La cassette qui renferme le filament

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Les étapes de la mise en place du filament :

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On retire la petite protection plastique (bouchon)

On place la cassette dans son compartiment, à l’arrière de la machine, et on remet en place le loquet plastique de protection afin qu’elle ne bouge pas

On tire le fil, on le coupe en biseau comme précisé et on l’insère dans l’extruder

Le lancement du fichier test (la machine en possède plusieurs) :

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On applique de la colle à l’endroit où le sujet sera déposé (véridique !)

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Sans avoir à connecter l’imprimante à l’ordinateur, la machine lance un fichier test. La buse qui imprime le fil en fusion, suit les coordonnées X, Y et Z envoyées par le fichier de l’objet

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Le résultat

L’avantage de la Da Vinci c’est qu’elle est réellement « plug and play », elle peut sortir un sujet sans besoin de calibration quelconque. C’est assez bluffant. On observe tout de même que la partie droite de l’objet ne s’est pas tout à fait bien imprimée. Cela est dû au fait que, ne connaissant pas les dimensions de l’objet, je n’avais pas disposé de la colle sur la surface suffisante. Comme quoi, le « low tech » a son importance dans l’histoire.

J’imprime ensuite les premier sujets des Pokémon, dont j’ai récupéré les fichiers .stl sur différents sites (www.pinshape.com, www.cgtrader.com www.thingiverse.com …).

 

Un Rattatac
Le premier sujet créé à partir d’un fichier .stl récupéré sur un site internet. Un petit Rattatac (Pokémon) qui sera à coup sûr un bon objet de communication une fois exposé ! On constate encore une fois quelques petites défaillances. Les parties les plus fines et les plus délicates ne sont pas imprimées correctement (par manque de supports, comme je l’apprendrai plus tard). Les moustaches, les dents, les pattes avant et la queue déplorent quelques filaments apparents. Sinon, les détails dans la masse du corps rendent très bien : la tête, le dos et le ventre sont très satisfaisants. Il faut savoir que, pour le moment, je suis à la fois totalement autodidacte et absolument pas formé à l’outil. C’est de la totale découverte. La formation que je vais suivre à la fin du mois va sans doute m’apprendre beaucoup de choses sur le sujet (en fait, elle m’apprendra surtout qu’il faut expérimenter soi-même, et à modéliser des objets).

Je poursuis sur ma lancée avec la création d’autres Pokémon…

 

Pikachu et Carapuce

… et même d’un Pokémon « utile » : un support de smartphone

 

J’ai fait le choix de Pokémon avec des design assez simples afin de favoriser une impression de qualité et c’est le cas ! je suis très content du rendu, presque aucun défaut à l’horizon (à part, donc, pour le Rattatac).

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Petite photo de famille

Maj :

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Le scanner

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Pour utiliser le scanner, on installe un logiciel fourni sur une mini carte mémoire (l’adaptateur est donné). Il faut ensuite brancher le scanner en USB3. Et, je ne l’ai pas mentionné plus haut, mais il est nécessaire d’avoir une configuration minimale pour l’ordinateur (un processeur i5 et 6Go de Ram), j’ai dû changer le mien car les 2Go de Ram était très insuffisantes (de même que le processeur et je n’avais pas de pot USB3). Vous l’aurez compris, les calculs des images produites par le scan sont assez gourmands.

Le logiciel propose 2 modes : buste (humain) ou objet. Je tente le mode buste pour mes débuts.
L’exercice n’est pas de tout repos : il faut tenir le scan de la main gauche (sinon l’image est à l’envers), balayer très doucement de bas en haut, rester toujours à la même distance du sujet et couvrir tout le sujet (dessus de la tête…). Tout ceci en gardant un œil sur l’image qui apparaît à l’écran pour vérifier que les zones sont bien scannées et qu’il n’y a pas d’erreur (zones manquantes). Et comme il faut aussi pouvoir tourner autour du sujet (avec un câble DSB qui doit faire 1mètre), j’ai fait le choix d’installer la personne sur un siège roulant et je lui ai demandé de tourner en rond avec ses pieds de façon régulière. Scanner un buste de personne en entier ne prend pas plus de 2 minutes, mais cela est très fatigant et occasionnerait presque des crampes.

Maj : le logiciel « Real sense » proposé en téléchargement sur le site de 3D systems (http://www.3dsystems.com/shop/realsense/sense ) est plus complet que celui livré avec le scan

Mes 2 premiers essais ont été très concluants, les rendus à l’écran sons surprenants (détails des cheveux, des traits du visage : pommettes…) :

 

 

 

Une fois le fichier importé dans le logiciel de slicing – qui découpe le fichier en tranches et l’envoie à l’imprimante, et qui permet à l’utilisateur de choisir une taille de modèle – il est imprimé. Le rendu d’une tête scannée et imprimée est impressionnant. Tous les détails y sont et avec grandes précisions : nez, bouche, oreilles, détails du crâne, cheveux… (on prend juste le temps de supprimer quelques fils disgracieux à l’aide d’une petite pince).

Premier problème et une première résolution, qui a pris du temps !

Je poursuis mes impressions et un jour l’imprimante bloque pour une raison que j’ignore. Après plusieurs jours à essayer d’identifier le problème, à procéder à divers nettoyages de buses et d’extruder en vain, je m’aperçois que tout provient d’une absence de calibration du plateau chauffant. En effet, le jour précédent, une vis est tombée dans l’habitacle et je l’ai remise à la va-vite ne pensant pas que sa fonction était déterminante. En fait c’était tout l’inverse, c’est une des 3 vis qui sert à la calibration du plateau, sans laquelle les impressions ne peuvent pas se faire correctement (et pas du tout, dans mon cas).

L’étape de calibration du plateau de la Da Vinci est plutôt cocasse et un peu fastidieuse. Il s’agit par un jeu de serrage de vis (3) les unes après les autres, ou l’une une avec les autres, d’obtenir des valeurs correctes à l’écran. 1 tour de vis étant égal 50, on fait les choses un peu de façon approximative, c’est le moins que l’on puisse dire, et après une vingtaine de mesures, on arrive à calibrer ledit plateau !

Petit bilan

Après 2 mois d’utilisation, je constate que l’impression 3D est quelque chose qui fascine tout le monde (moi le premier). J’ai fait appel à un prestataire (Wheeldo pour ne pas le nommer) pour une animation en novembre et nous avons fait le plein durant toute la journée. Le public était très varié, de 3 à 90 ans ! Les gens étaient très curieux, posaient beaucoup de questions et étaient très heureux de voir ce genre de techno arriver dans une médiathèque. A cette occasion, j’ai pu présenter notre matériel. Plusieurs étaient intrigués et m’ont demandé si le matériel appartenait à la médiathèque. D’autres s’imaginaient un prix d’achat hors de portée…

Fort de cette expérience et comme je l’avais imaginé, je vais proposer des ateliers impressions 3D pour 2017 et je n’ai aucun doute sur le succès de ces animations !

Nicolas
Responsable Numérique
Médiathèque de Châtillon (92320)
http://www.mediatheque-chatillon.fr

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6 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. I new dit :

    merci pour cette aparté sur l’imprimante 3D qui reste une révolution dans le monde numérique

    J'aime

  2. cyrzbib dit :

    Bienvenue dans la communauté biblio3d !

    Aimé par 1 personne

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