Des marais au Marais

Le 26 avril prochain la médiathèque de la Canopée organise une soirée-conférence consacrée à l’histoire de Paris intitulée « Le Marais : immigrations et transformations d’un quartier parisien ».
Nancy Green, historienne et directrice de recherche à l’EHESS propose d’étudier l’histoire des migrations dans le Marais à travers le concept de « quartier ethnique » en suivant les disparitions, les transformations et les cohabitations successives.

L’occasion pour nous de nous pencher sur les spécificités et la longue histoire du quartier.

 

Des marais au Marais

Lorsque vous vous baladez dans le cœur historique de la capitale, savez-vous que vous pataugez dans d’anciens marécages antiques ?!  Allez… ôtez vos bottes de la boue gluante et en route vers le passé !

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Plan de Paris sous Louis VII le Jeune (milieu du XIIe siècle), détail, BnF, Gallica

C’est difficile à croire aujourd’hui, mais au début de l’époque médiévale nos quartiers centraux étaient périphériques.
Eh oui !  Le quartier des halles, les champeaux, (les petits champs) fleuraient bon la campagne et la vase. Il en est de même pour l’actuel quartier du Marais. Situé sur la zone inondable de la rive droite de la Seine. On trouve sur cette zone marécageuse, des pâturages (IXe siècle) et des cultures à partir XIIe siècle.
Durant les crues, le plateau de la rive droite est souvent recouvert par les eaux. Ceci contraint les parisiens à occuper les collines qui culminent à 30 m de hauteur, le monceau Saint-Gervais et la butte Saint-Paul.

Très vite, à l’abri de l’humidité, y fleurissent des édifices religieux et des cimetières. L’église Saint-Gervais, la plus ancienne église de Paris, est fondée entre 387 et 578 et l’église Saint-Paul est construite sur un terrain vierge choisi par Saint-Eloi vers 635. Le bourg Saint-Paul se tourne naturellement vers la campagne environnante, tandis que le bourg Saint-Gervais, plus gros et proche des zones urbanisées profite des axes commerciaux qui le jalonnent et de la proximité du port de Grève.
Au XIIe siècle, l’augmentation de la population et le besoin grandissant de produits agricoles contraignent les propriétaires fonciers à céder des terrains qui après assèchement fourniront des terres cultivables. A l’est de Saint-Paul, les terrains à bâtir sont consacrés aux cultures maraichères. On y produit des pois, des blettes, des fèves, des navets, des salades que l’on vend à la criée dans les rues ou au marché des halles.
Toutefois, on y rencontre surtout de la vigne et des arbres fruitiers qui profitent de l’humidité ambiante.

Au XIIIe siècle, le quartier est inséré dans l’enceinte de Philippe Auguste et devient le lieu de résidence de la noblesse parisienne. Des ordres religieux viennent y installer des établissements. Le plus connu est l’ordre du Temple. De nombreux hôtels particuliers vont alors y fleurir et mourir. Ceux que nous pouvons voir aujourd’hui en parcourant les rues datent su XVIIe siècle. On est déjà bien loin des marécages primitifs.

Des marais au Marais, CQFD !

Rendez-vous le 26 avril !

Christophe, responsable du pôle adultes

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