La transition écologique au travail, on en parle ?

Et si la bibliothèque avait un rôle à jouer dans la transition écologique ?

La bibliothèque, c’est un lieu où on nourrit les curiosités des uns et des autres, via notre offre documentaire et une large gamme d’animations. C’est aussi un lieu de sensibilisation à des questions majeures de notre époque – et les questions écologiques et environnementales sont aujourd’hui incontournables.
Au-delà de ce qu’on peut offrir à nos publics sur ces sujets, que faisons-nous au quotidien pour tenir compte de l’impact écologique de nos actions ?

Au sein de notre équipe de 20 personnes, nous avons remarqué que beaucoup parmi nous étaient très engagés dans leur vie personnelle pour réduire leur impact écologique et consommer différemment. Ainsi nous est venue l’idée de proposer un temps de réflexion sur ce sujet : ce que je fais dans ma vie privée, à la maison, pourrais-je le faire au travail ?

Objectifs de cette matinée de travail :
* discuter de nos pratiques quotidiennes et professionnelles d’un point de vue écologique
*
voir si l’ensemble de l’équipe est motivé pour faire évoluer nos pratiques

Etape 1
Pour bien commencer, nous avons fait le quiz proposé sur le site de France Inter : « Argent liquide ou carte bancaire, sapin de Noël naturel ou artificiel, quel est le plus écolo ? ». Premières impressions : les avis divergent, les bonnes réponses ne convainquent pas tout le monde, mais il y a un enthousiasme certain dans l’équipe !

Etape 2
Qu’est-ce qui se fait ailleurs dans les bibliothèques sur ce sujet ?
Le terme « green library » semble bien ancré dans les pays anglophones et scandinaves. Il concerne notamment des établissements qui répondent à des normes environnementales élevées, d’un point de vue architectural et énergétique. En français, l’expression « bibliothèque verte » renvoie inéluctablement à la fameuse collection jeunesse des éditions Hachette.
La question écologique en bibliothèque est souvent envisagée sous deux angles :
* le bâtiment, la consommation énergétique
*
les actions de médiations envers les publics
Nous avons trouvé peu de retour d’expériences mentionnant l’effort d’une équipe pour mettre en adéquation une philosophie éco-responsable et des pratiques à moindre impact environnemental au quotidien, qu’il s’agisse de questions professionnelles ou de la vie des collègues sur leur lieu de travail.

L’IFLA (International Federation of Libraries Associations and Institutions) a crée en 2016 le Green Library Award, qui propose de valoriser les bibliothèques sur des critères de bâtiment et d’implantation, de préservation des ressources (eau, énergie, papier) et de traitement responsable des déchets (recyclage, etc.). Le prix 2018 a récompensé la bibliothèque de Foshan, en Chine.
L’Agenda 2030 est un programme de développement durable à l’horizon 2030, lancé par l’ONU en 2015. Il contient 17 objectifs de développement durable. Une base de données recense des actions menées par des bibliothèques françaises qui s’inscrivent dans les objectifs de l’Agenda 2030. On y trouve des exemples de troc de livres, de service d’auto-formation, de présence d’écrivains publics, de grainothèques, des partenariats, l’accès libre et gratuit, quelques exemples d’efforts sur la consommation énergétique…
Une journée de formation « Bibliothèques vertes : de l’écologie au développement durable » a eu lieu en décembre 2017 à la Médiathèque Montaigne de Frontignan. Le programme s’appuyait sur un panorama des bibliothèques vertes à travers le monde et des échanges sur des expériences de grainothèques, de jardin en bibliothèque, des animations-nature.

Au-delà de ces initiatives et projets, ce qui nous intéresse ce matin, c’est : qu’est ce que je peux faire au travail pour adopter une posture éco-responsable ?

Etape 3
Nous faisons un tour de table des pratiques individuelles en matière de démarches écologiques. Qui fait quoi à la maison ?
On s’aperçoit que les pratiques sont très variées et couvre un large champ des possibilités en matière de démarches individuelles.

Etape 4
Deuxième tour de table : « Sur quoi pensez-vous que nous pourrions agir dans la bibliothèque ? »
Nous avons disposé les réponses sur un paper-board en tenant compte de trois catégories : bâtiment, pratiques personnelles, service public.

A ce stade, on visualise :
* ce qui est facile à faire : cela ne dépend que de notre bonne volonté ;
* les actions qui seront difficiles à mener, parce qu’elles ne dépendent pas de nous : gestion des déchets, réduction des éclairages, etc. ;
* ce qui relève du confort personnel au travail.

Et après ?

L’équipe adhère dans son ensemble à une vision éco-responsable. Les collègues ont un intérêt pour ces thématiques en ce qui concerne leur vie personnelle, mais peu d’entre eux ont l’habitude d’y penser au travail. Ce n’est pas (encore) un réflexe. Ainsi, malgré un certain enthousiasme tout au long de cette matinée de travail, la perspective d’en faire un sujet à traiter au sein d’un groupe de travail n’a pas emporté l’adhésion.
Réduire notre consommation de papier ne posera pas de souci. Mais en ce qui concerne les habitudes du quotidien sur le lieu de travail, c’est un sujet sensible, plus proche du « personnel » que du « professionnel », sur lequel nous n’avons pas matière à imposer des règles.
Quant à la gestion des déchets, n’ayant pas à notre disposition de bacs pour le recyclage, nous allons prendre cela en charge nous-mêmes, pour amener les cartons-papiers-plastiques dans des bacs de tri publics.
Un pôle de ressources autour des questions environnementales et de l’écocitoyenneté est en cours de création. Des animations et des événements abordant ces mêmes sujets sont au programme dans les mois à venir. Ce sera aussi un moyen de valoriser notre grainothèque.

Bref, il nous reste bien des choses à faire pour progresser en matière de transition écologique… Si vous avez des idées et des suggestions, nous sommes preneurs !

3 réflexions au sujet de « La transition écologique au travail, on en parle ? »

  1. Bonjour, et bravo pour cette réflexion d’équipe. Cela fait deux ans que je me suis lancée dans cette réflexion, depuis qu’à titre personnel, j’ai adhéré à un programme intercommunale de « famille zéro déchets ». Forcément, ça fait réfléchir sur une transposition au travail. J’écris des posts sous le hashtag « greenlibrary » sur Twitter avec par exemple des questions sur comment supprimer ce fichu plastique qui couvre nos documents. Et saviez-vous que les bibliothèques apparaissent dans le livre « Famille zéro déchet »comme lieu à privilégier, car favorisant l’économie de l’usage et du partage ?. Donc je vous suis a 100 % là dessus et ne demande qu’à créer un groupe pour échanger nos idées !

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